Qu’est-ce que l’er­go­no­mie cogni­tive ?

Défi­nir l’er­go­no­mie cogni­tive est diffi­cile tant cette disci­pline est vaste et riche. De manière géné­rale, l’er­go­no­mie vise a adap­ter la tech­no­lo­gie qui nous entour a ses utili­sa­teurs. Plutôt qu’un long discours, quelques exemples imagés permettent de se rendre compte de champs d’ac­ti­vité et des appli­ca­tions qui en découle.

Avec l’er­go­no­mie il s’agit de faire dispa­raître la tech­no­lo­gie derrière les usages. A l’image d’une paire de lunettes, personne n’a besoin de lire de notice, ni même de réflé­chir a comment les utili­ser. Nous les posons devant nos yeux et cela fonc­tionne. Pour­tant la concep­tion et la fabri­ca­tion de verres et de montures relèvent d’un proces­sus dont nul ne met en doute la complexité.

Une autre image inté­res­sante est celle conte­nue dans la signa­ture des publi­ci­tés d’un grand fabriquant de maté­riel élec­tro­nique « rendre la tech­no­lo­gie aussi simple à utili­ser que la boîte qui la contient ».

Plus concrè­te­ment, l’er­go­no­mie repose sur 3 notions :

  • L’ef­fi­ca­cité qui se résume par « l’uti­li­sa­teur a-t-il atteint son but ? »
  • L’ef­fi­cience qui se résume, elle, par « l’uti­li­sa­teur a-t-il atteint son but de la meilleur manière qui soit ? »
  • La satis­fac­tion, enfin, qui se résume par « l’uti­li­sa­teur est-il satis­fait de son expé­rience avec le produit ? »

Dans la pratique, une étude ergo­no­mique se base toujours sur les utili­sa­teurs. Mettre en place une démarche ergo­no­mique consiste à inté­grer, prendre en compte et répondre aux besoins des utili­sa­teurs. Au-delà des demandes appa­rentes, une foule de besoins incons­cients est présente. Seules de solides connais­sances en psycho­lo­gie et sciences cogni­tives permettent de mettre en avant ces besoins.

Concep­tion et ergo­no­mie

Le concep­teur ergo­nome invente, imagine de nouveaux produits. Pour cela il asso­cie connais­sances tech­niques et sensi­bi­lité marke­ting avec d’in­con­tour­nables compé­tences en ergo­no­mie afin de conce­voir un produit, fonc­tion­nel, fonc­tion­nant et utilisé.

Le concep­teur inter­vient lors de la phase d’avant projet, il est en charge de l’ana­lyse fonc­tion­nelle et de la rédac­tion du cahier des charges.

Selon la taille du projet, il travaille seul ou en équipe. Le concep­teur est en rela­tion avec les équipes marke­ting, les desi­gners, les tech­ni­ciens et les utili­sa­teurs.

Qu’est-ce que l’ac­ces­si­bi­lité numé­rique ?

L’ac­ces­si­bi­lité peut-être vue comme une exten­sion de l’er­go­no­mie puisque celle-ci vise à adap­ter les conte­nus, logi­ciels et sites web à tous les utili­sa­teurs et plus parti­cu­liè­re­ment aux utili­sa­teurs handi­ca­pés. Les malvoyants mais aussi les malen­ten­dants ou les défi­cients mentaux ont des besoins spéci­fiques diffé­rents des voyants ou des enten­dants et diffé­rents entre eux.

Par exemple, ajou­ter des sous-titres à une vidéo permet à un malen­ten­dant de comprendre mais ne sera d’au­cun secours à non voyant ou à un handi­capé mental.

Actuel­le­ment tous les pays se dotent de légis­la­tions garan­tis­sant aux handi­ca­pés l’ac­cès aux services en ligne. L’ac­ces­si­bi­lité est de plus en plus deman­dée et permet en outre de maxi­mi­ser l’im­pact et la visi­bi­lité des produits multi­mé­dias et infor­ma­tique même au près utili­sa­teurs valides.